En hommage à une femme de cœur et de courage
Le 589 rue Richard deviendra l’édifice Lucette Fortin.
Toute menue dans son fauteuil roulant mais d’une force intérieure qui en faisait une géante, madame Lucette Fortin laisse un souvenir impérissable, celui d’une femme généreuse, qui a consacré sa vie et ses énergies à défendre la cause des personnes handicapées, oubliant sa propre condition pour monter au front et lutter sans relâche pour l’amélioration de la qualité de vie de ceux et celles qu’elles représentait.
Fin avril 2007, madame Lucette Fortin tombait au front, toute menue dans son fauteuil roulant, chez elle comme elle le désirait. Le milieu a décidé de lui rendre hommage, pour tout ce qu’elle a accompli, pour tout ce qu’elle a défendu. Le bâtiment qui abrite les bureaux de l’association des personnes handicapées L’Éveil des Basques, au 589 rue Richard à Trois-Pistoles, deviendra l’Édifice Lucette Fortin.
En 1978, elle était parmi les premières à dire oui au projet de création d’un regroupement de personnes handicapées dans les Basques. L’Éveil allait voir le jour, contribuant à faire sortir de l’ombre, pour la toute première fois, des personnes du milieu vivant avec des limitations fonctionnelles.
La contribution de Lucette Fortin à l’amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées est énorme. Ce sera d’abord par des activités de loisirs que les personnes handicapées commenceront à prendre leur place dans la société. Et les combats se succèderont : dossier de l’accessibilité aux lieux publics, dossier du transport adapté, autonomie, travail, ressources résidentielles, et combien d’autres. Lucette Fortin a occupé la présidence de l’Éveil pendant 10 année s et en 2006, elle se retirait, trop affaiblie, à la limite de ce qu’elle pouvait donner.
Avec l’accord de la famille, le conseil d’administration de l’Éveil des Basques a donc entrepris les démarches auprès de la Commission de toponymie du Québec afin que le bâtiment qui abrite les bureaux de l’Éveil porte le nom de Lucette Fortin. Comme le veulent les règlements de la Commission de toponymie du Québec, c’est seulement un an après le décès de madame Fortin, soit fin avril 2008, que le bâtiment pourra afficher sa nouvelle appellation.
Pour les autorités municipales de la Ville de Trois-Pistoles, il est important de savoir se montrer reconnaissants envers des personnes qui, à l’exemple de Lucette Fortin, font preuve de tant de générosité.
Tiré du courrier municipal de Trois-Pistoles, année 6, numéro 3